+ Tribune de la Jupe

Journée des femmes, silence du Comité de la Jupe ?

8 mars 2018

Journée des femmes aujourd’hui ! Et au Comité de la Jupe, si prompt à dénoncer l’invisibilité des femmes sur la scène catholique, que se passe-t-il ? Pas de grande déclaration, pas d’annonces fracassantes qui fassent le buzz… Diantre, le sort aurait-il eu raison de cette poignée de militantes, avec leur voix pour tout viatique, si peu nombreuses qu’on les regarde avec un léger hoquet. « De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon »? 

Le genre grammatical : un débat franco-français ?

25 novembre 2017

Je ne suis ni linguiste, ni écrivain, ni journaliste, ni ethnologue, je n'enseigne ni le français ni la grammaire et j'avoue à ma grande honte que je ne m'étais jamais posé la question de savoir si l'affectation du genre dans le langage pouvait présenter ou non un caractère sexiste et discriminant.

Une porte vers la prêtrise s’entrouvre pour les femmes

19/02/2017
Début février, la revue Jésuite « La Civiltà Cattolica » a publié (n°3999) un article audacieux questionnant, de façon pertinente, quelques-uns des verrous empêchant les femmes de vivre leur vocation à la prêtrise.
Cette revue, dont les épreuves sont relues, avant publication, par la Secrétairerie d’Etat, jouit d’une grande crédibilité et semble appuyée par la Pape lui-même. Ainsi, à l’occasion de la parution du numéro suivant (n°4000), le pape, dans un entretien avec l’équipe de rédaction, a conforté leur travail et les a encouragés à être « une revue de pont, de frontière et de discernement, riche du regard du Christ sur le monde ».

Donner la parole à Pénélope

31/01/2017

Personne ne le propose, personne n’y pense, mais l’évidence ne vous fait-elle pas bondir ? Depuis qu’a éclaté l’affaire Pénélope Fillon, qui se demande ce qu’elle avait à dire, elle la salariée dont le travail est contesté ? Les journalistes n’ont-ils pas eu l’idée de lui demander une interview ? Elle aurait refusé. Peut-être. Mais ils auraient eu le droit de trouver cela étrange et le droit de le faire remarquer à leurs auditeurs. Serait-ce que la-justice-et-elle-seule aurait le droit d’entendre Pénélope ?

Diocèse de Paris : où sont les femmes ?

22/01/2017

Dans la dernière campagne du diocèse de Paris pour le denier du culte, les femmes sont invisibles. Si elles forment la plus grande partie des catholiques pratiquants dans les paroisses, elles sont quasiment invisibles sur les affiches, des photos composées et travaillées. Le cléricalisme s’affirme massivement, et seuls des hommes sont les interlocuteurs des prêtres. Sur l’une des affiches, on voit bien des femmes à l’arrière-plan, mais dans de nombreuses paroisses, l’affiche est plus petite sur les panneaux, recadrée et tronquée sur la gauche.

Á la recherche de la masculinité perdue

30/12/2016

Masculinité perdue. Grosse prime à qui la retrouvera. À en croire l’article publié dans Le Monde du 28 décembre et intitulé : « Des catholiques veulent rendre à l’Église sa virilité », les catholiques du genre mâle seraient à la recherche de leurs attributs perdus. D'où l'idée, dans des chapelles « masculinistes », de camps et séminaires réservés aux hommes, pour expurger d'eux la part féminine, semble-t-il...

École de prestige et obscurantisme religieux

31/10/2016
Il y a des jours où on se dit que le talent de certaines écoles à former des élites devrait aller de pair avec un discernement plus solide en matière religieuse.
Une récente interview (http://www.paris.catholique.fr/on-ne-nait-pas-homme-on-le-devient.html) du père Philippe de Maistre, aumônier au Collège Stanislas, soutenant les camps Optimum de l’Emmanuel, interrogé sur « la crise de la masculinité », laisse entrevoir une inquiétante conception de Dieu.

La rencontre interreligieuse d'Assise : la violence occultée

21/10/2016

À Assise, du 18 au 20 septembre 2016, s’est déroulée la rencontre interreligieuse pour la paix, à l’initiative du Pape François. L’objectif était de « désolidariser les religions et la violence ». Le pape François a eu des paroles fortes comme celles-ci : « Ne nous lassons pas de répéter que jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. » On ne peut que saluer cette initiative et se réjouir qu’elle ait eu lieu. Cependant, cette rencontre n’a abordé qu’une partie de la question : la violence des religions les unes contre les autres.