Rubriques et derniers articles de la Jupe

Un récit pour redire Dieu

Je suis devenue théologienne après avoir fait carrière comme infirmière, auteure, poète, agente de pastorale. J’avais déjà ma famille, une expérience de vie, un bref passage en théâtre, un cours en mise en scène, et une pratique en accompagnement de fin de vie.

Je cherchais à actualiser le sens de ma foi, lentement, à petites doses. Plus j’étudiais, plus j’apprenais, plus je m’enthousiasmais.

Faith Unraveled

Rachel Held Evans est une journaliste américaine, blogueuse et auteure de best sellers. Chrétienne, initialement protestante évangélique, elle a rejoint récemment l’Église épiscopalienne. Elle a publié à ce jour trios livres :Faith Unraveled– initialement publié sous le titre Evolving in Monkey Town– (2010/2014), A Year of Biblical Womanhood (2012), et Searching for Sunday (2015).

Les trois « Marie » du conseil épiscopal de Cambrai

Nous sommes trois femmes, Marie-Bernadette, Marie-Thérèse et Marité, ayant toutes trois des responsabilités diocésaines : liturgie, pastorale sacramentelle, Apostolat des Laïcs. Notre évêque nous a appelées, à des périodes différentes, au conseil épiscopal, ce conseil qui a pour rôle d’aider l’évêque à donner les impulsions pastorales au diocèse, régler les problèmes, prévoir les nominations de prêtres, les embauches de laïcs, bref, prendre les décisions qui s’imposent.  

Une prière à sainte Anne, pourquoi ?

Le jour de sa fête, le 26 juillet dernier, l’idée d’écrire « quelque chose, mais quoi ? » s’est imposée à moi. Une idée qui m’a surprise d’ailleurs, car si j’aime sainte Anne en tant que Mère de la Vierge Marie, je n’ai pas de dévotion particulière envers elle.

La question fondamentale était bien : écrire, oui, mais pour dire quoi de cette femme entourée d’un immense silence dans la Bible, à tel point que son nom n’est mentionné ni dans l’Ancien, ni dans le Nouveau Testament ?

Douze raisons d’être catho ET féministe (sans être schizo...)

 Angelica Kauffmann: Jésus et la Samaritaine au puits de Jacob, Munich, Neue Pinakothek.

Il y a des jours où je reçois des gros yeux ronds étonnés, déconcertés. Forcément, quelqu’un qui, à la machine à café, vous tient un jour un discours féministe (comment ça, j’ai droit à des post-it roses pour mon bureau parce que je suis une fille ?) et le lendemain vous aide à monter la cérémonie de baptême de votre petit dernier, ça vous remue le ciboulot. Elle n’est pas schizophrène au fond la fille ? Catho et féministe, ce n’est pas vraiment compatible, hein… ? Et si, pourtant, c’est non seulement super compatible, mais vraiment nécessaire !

Filles et garçons à l’autel

Parmi les arguments utilisés pour justifier l’exclusion des filles du service de l’autel, qui tous, je l’avoue, me semblent abscons, il en est un qui m’a toujours fait penser au Moyen Âge (ceci dit sans aucun mépris pour le Moyen Âge, même si moi qui le fréquente beaucoup, vous me voyez bien aise de ne pas y vivre) :

Il paraîtrait que laisser des filles servir à l’autel aux côtés des garçons, à l’âge de l’adolescence, risquerait de troubler ces derniers. Si, si. Les hormones, que voulez-vous, et la nature masculine. (Vous ne l’avez jamais lu ou entendu ? 

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