Rubriques et derniers articles de la Jupe

Le clivage des genres au sein des laïcs : la question des lectures

Les Pères du Concile Vatican II ont souhaité donner aux laïcs une part plus active lors de la célébration de la messe. La liturgie a ainsi été réformée avec le missel de Paul VI et la théologie du laïcat a été développée. Dans les années postconciliaires, il y avait le clergé, masculin – évêques et prêtres – et les fidèles laïcs dans une relative indifférenciation. La fonction de lecteur était assurée par des hommes et des femmes, des jeunes et des enfants, les prêtres essayaient souvent d’équilibrer la répartition en fonction de la composition de l’assemblée et des circonstances.

La réforme liturgique ne va pas jusqu’au bout de sa logique

Soyons logiques, comme notre auteur a choisi de l’être, avec une touche de dérision : envers les femmes, nous reculons à grands pas, avec parfois le concours actif des laïcs eux-mêmes ! Alors, lecteurs et lectrices, à vos postes : lequel d’entre vous débusquera les grossières erreurs théologiques que contiennent ces attitudes soi-disant conformes à la Tradition chrétienne ?

Silencieuse car illégale : l’exclusion des femmes de la distribution de la communion et des lectures

De plus en plus de paroisses catholiques excluent non seulement les filles des groupes d’enfants de chœur, mais encore les femmes de la lecture de la Bible et de la distribution de l’Eucharistie. term paper Concernant les enfants de chœur1, on nous dit que c’est pour donner envie aux garçons de devenir prêtre. Avons-nous donc perdu toute confiance dans les bienfaits de ce ministère pour que son renouvellement dépende de la formation de garçons dès le plus jeune âge ? Et la survie du ministère du prêtre passe-t-elle donc par la relégation des femmes au second rang parmi les laïcs ?

PETITES PHRASES ASSASSINES.

Suivie d’un rassemblement, une pétition a réuni en quelques jours 13 000 signatures de femmes et d’hommes à l’initiative d’« Osez le Féminisme ». Elle fustige le déferlement, depuis la semaine dernière, de « petites phrases » sexistes concernant l’affaire DSK, et publiées avec complaisance par les médias. Ces interventions, impulsées par une solidarité masculine fort archaïque, oubliaient que si l’accusé bénéficie de la présomption d’innocence, la plaignante bénéficie aussi d’une présomption de bonne foi.

Le masculin est-il en crise ?

Y a-t-il malaise du masculin dans l’Église catholique ? C’est la question d’un jeune chercheur, Antony Favier, agrégé d’histoire, qui s’intéresse à la structuration des rapports hommes-femmes dans l’Église catholique. Et, contrairement aux diagnostics les plus fréquents sur le malaise des femmes dans l’Église, l’auteur pose donc en ouverture que le masculin (non les hommes, mais bien le masculin) serait en crise. Ses réflexions sont consignées dans un récent numéro de la revue dominicaine Lumière et Vie (n° 288, octobre-décembre 2010).

Une défense des femmes au nom même de l’Islam

Vient de paraître, en collaboration avec Djénane Kareh Tager : Suis-je Maudite ?  La Femme, La Charia et le Coran, de Lubna Ahmad al-Hussein, journaliste soudanaise qui s’était fait connaître pour avoir porté un pantalon, à Khartoum, et risqué… 40 coups de fouet ! Porte-parole de toutes les femmes musulmanes qui veulent résister à l’intégrisme, elle a recueilli de nombreux témoignages de femmes maltraitées au nom de l’Islam, avant de fuir son pays pour pouvoir continuer à diffuser ses idées. 

La petite lumière dans les ténèbres

Veillée pascale 2011 Il fait nuit. Les baptisés se rassemblent autour du feu nouveau. Le prêtre y allume le nouveau cierge pascal : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ». C’est une toute petite flamme fragile qui va passer de l’un à l’autre tandis qu’on entre en procession dans l’église plongée dans l’obscurité. Et soudain la voix du diacre s’élève pour chanter l’Exultet, ce chant liturgique qui remonte au moins au IVe siècle : Qu’éclate dans le ciel la joie des anges !

Jeudi Saint, geste d'amour.

Jean 13, 1-15 Contrairement aux évangiles synoptiques, celui de Jean que nous écoutons ce Jeudi saint place au cœur du dernier repas que Jésus partage avec ses disciples non pas l’institution de l’eucharistie mais le lavement des pieds. Ce geste n’en devient-il pas particulièrement significatif ? Il donne, comme souvent dans les évangiles, une grande place au corps, corps qui nous permet d’être au monde, qui traduit nos émotions, nos sentiments, corps malade aussi, parfois. Quel est donc l’enjeu de cette scène qui accorde une place si importante… aux pieds ?

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