Rubriques et derniers articles de la Jupe

PETITES PHRASES ASSASSINES.

Suivie d’un rassemblement, une pétition a réuni en quelques jours 13 000 signatures de femmes et d’hommes à l’initiative d’« Osez le Féminisme ». Elle fustige le déferlement, depuis la semaine dernière, de « petites phrases » sexistes concernant l’affaire DSK, et publiées avec complaisance par les médias. Ces interventions, impulsées par une solidarité masculine fort archaïque, oubliaient que si l’accusé bénéficie de la présomption d’innocence, la plaignante bénéficie aussi d’une présomption de bonne foi.

Le masculin est-il en crise ?

Y a-t-il malaise du masculin dans l’Église catholique ? C’est la question d’un jeune chercheur, Antony Favier, agrégé d’histoire, qui s’intéresse à la structuration des rapports hommes-femmes dans l’Église catholique. Et, contrairement aux diagnostics les plus fréquents sur le malaise des femmes dans l’Église, l’auteur pose donc en ouverture que le masculin (non les hommes, mais bien le masculin) serait en crise. Ses réflexions sont consignées dans un récent numéro de la revue dominicaine Lumière et Vie (n° 288, octobre-décembre 2010).

Une défense des femmes au nom même de l’Islam

Vient de paraître, en collaboration avec Djénane Kareh Tager : Suis-je Maudite ?  La Femme, La Charia et le Coran, de Lubna Ahmad al-Hussein, journaliste soudanaise qui s’était fait connaître pour avoir porté un pantalon, à Khartoum, et risqué… 40 coups de fouet ! Porte-parole de toutes les femmes musulmanes qui veulent résister à l’intégrisme, elle a recueilli de nombreux témoignages de femmes maltraitées au nom de l’Islam, avant de fuir son pays pour pouvoir continuer à diffuser ses idées. 

La petite lumière dans les ténèbres

Veillée pascale 2011 Il fait nuit. Les baptisés se rassemblent autour du feu nouveau. Le prêtre y allume le nouveau cierge pascal : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ». C’est une toute petite flamme fragile qui va passer de l’un à l’autre tandis qu’on entre en procession dans l’église plongée dans l’obscurité. Et soudain la voix du diacre s’élève pour chanter l’Exultet, ce chant liturgique qui remonte au moins au IVe siècle : Qu’éclate dans le ciel la joie des anges !

Jeudi Saint, geste d'amour.

Jean 13, 1-15 Contrairement aux évangiles synoptiques, celui de Jean que nous écoutons ce Jeudi saint place au cœur du dernier repas que Jésus partage avec ses disciples non pas l’institution de l’eucharistie mais le lavement des pieds. Ce geste n’en devient-il pas particulièrement significatif ? Il donne, comme souvent dans les évangiles, une grande place au corps, corps qui nous permet d’être au monde, qui traduit nos émotions, nos sentiments, corps malade aussi, parfois. Quel est donc l’enjeu de cette scène qui accorde une place si importante… aux pieds ?

Chère Thérèse d’Avila

Notre amie Claude Plettner inaugure une nouvelle manière d’écrire une biographie. Ingrédients nécessaires : fréquenter depuis longtemps le personnage, avoir lu et relu ses écrits, se sentir en affinité et en même temps parfois agacé… bref avoir envie d’entamer un dialogue. C’est ce que fait Claude Plettner en écrivant 20 lettres à Thérèse d’Avila. Des lettres piquantes, vivantes, drôles parfois, toujours enlevées qui, mine de rien conduisent le lecteur dans les principales étapes de la vie de la Madre.

Les religieuses ne sont pas assez reconnues.

Ces derniers jours, plusieurs femmes ont dit sur le site de la CCBF ou sur celui du comité de la jupe combien elles se sentent exclues de l’Église quand elles voient monter vers l’autel uniquement des hommes. Elles ne militent pas spécialement pour l’ordination des femmes, mais elles notent un mouvement de recul : les femmes sont de moins en moins admises à donner la communion, à faire les lectures, et l’on refuse de plus en plus les filles pour le service de l’autel.

La Visitatio à Saint-Pierre de Rome ?

Parfois, les grandes idées se rencontrent, à moins que ce ne soit le souffle de l’Esprit-Saint. L’un de nos amis romains, et pas des moindres puisqu’il œuvre au plus haut niveau  à la « Nouvelle Évangélisation » nous apprend que le Saint-Père aurait lui aussi l’idée de restaurer l’antique Visitatio Sepulcri, et ceci d’autant plus que l’usage en avait été maintenu en Bavière et que le Saint-Père en avait été témoin dans son enfance.

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