Tabou ?

Auteur.e: 
Comité de la Jupe

Comme l’a si bien résumé Christine Pedotti «  Soyons sérieux, on n’est pas pour l’avortement, pas plus qu’on est pour la guerre. Mais parfois, il faut faire la guerre ».

Par un récit douloureux récompensé par le 1er Prix de dissertation organisé par la Fédération Internationale pour la planification familiale à l’occasion de la célébration de ses 60 ans, Alizata KOUDA, du Burkina Faso, invite le lecteur à dépasser le débat du droit à la vie et du droit à disposer de son corps pour entrer en empathie avec la souffrance des femmes acculées à l’avortement.

Il n’est pas question, pour Alizata, de juger mais de montrer la violence d’une société patriarcale africaine qui nie la nécessité de mettre en place des services post avortement adéquats où on soigne et conseille, sans juger, sans moraliser ni dénoncer.

Le texte d’Alizata KOUDA, par son extrême humanité, nous plonge dans ces drames de femmes encore soumises à un ordre patriarcal sans tendresse ni concession pour leur détresse. Un ordre d’autant plus rigoureux et inhumain qu’il cherche à dédouaner les partenaires avoués ou clandestins.

Par deux vécus, elle met en scène le drame :

« …Un beau matin vous faites un test suite à un retard dans votre cycle mensuel, quand vous voyez les deux traits roses, c’est toute une vie qui semble s’effondrer devant vous. »

Acculée à l’avortement, la jeune femme va chez un faiseur de miracles, « sans réelle préparation mentale, en pensant qu’en cinq minutes ce sera fini. »

« Il vous dit de vous allonger sur la natte. Vous êtes comme dans un rêve. Vous en êtes vite tirée par la douleur vive qui traversera vos entrailles. Muni de deux rayons métalliques pour vélos aiguisés, le faiseur de miracles vous transperce le col de l’utérus pour l’ouvrir, tout en vous intimant l’ordre de ne pas crier sous peine d’être renvoyée d’où vous venez.

Vous vous mordez la main jusqu’au sang pour étrangler ce cris qui ne cesse de monter ; Il continue de piquer inlassablement. » (…)

La narratrice s’en tire, mais elle ne veut pas nous laisser sur ce « happy end ».

Une amie qui lui est chère découvre qu’elle est enceinte de son fiancé deux mois avant la cérémonie du mariage.

Le fiancé refuse cette grossesse, il veut « un mariage religieux en bonne et due forme ».

Elle ne veut pas déshonorer sa famille. Les amies alertées la dissuadent d’avorter. «  Mais quand une femme décide vraiment d’avorter rien ni personne ne peut l’en dissuader ».

« Durant des jours elle l’a caché à tous. Souffrant seule et buvant des décoctions censées éviter l’hémorragie et les infections. Quand elle s’est décidée à aller à l’hôpital, elle a reçu une leçon de morale en lieu et place de soins avant de se faire injurier et traiter de criminelle ».

Conduite ensuite dans une clinique privée, «  en quelques heures elle est passée de vie à trépas. »

(…) Lorsque la famille apprit la cause de son décès, « j’ai pris – écrit elle - toute la mesure de l’égoïsme, de l’hypocrisie et de la cruauté humaine. Son fiancé a feint de ne pas savoir qu’elle était enceinte et demandait pourquoi elle en est arrivée là ».

(…) « Son père fut celui qui m’a le plus choquée, le regard vide mais déterminé, il jurait que le corps de cette fille impie ne franchirait pas le seuil de sa concession. Cette fille en qui il avait placé ses espoirs l’avait déshonoré. Cette fille mécréante avait osé penser à ôter une vie. La vie humaine, œuvre de Dieu, cette vie sacrée parmi les plus sacrées.

Une seule envie me taraudait l’esprit : étouffer ses paroles sans humanité indigne d’un père. Comment osait-il parler du caractère sacré de la vie, lui qui est un fervent militant de la peine de mort ?

Et la vie de sa fille ? N’était elle pas sacrée ? »

Par la suite, Alizata apprit qu’elle fut enterrée le lendemain de son décès dans la discrétion la plus totale. « Cette honte devait rester en famille et servir de leçon à ses autres filles. Il les renierait si elles avaient le malheur de tomber enceinte avant le mariage. Jamais il ne leur pardonnerait ce sacrilège même dans la mort. »

« Tous ensemble, accuse-t-elle, NOUS l’avons tuée. En définitive, il ne s’agit ni de combattre, ni encourager, ni banaliser l’avortement, mais juste assumer notre devoir collectif d’éducation, d’information, de sensibilisation, d’offre de service de santé pour éviter les grossesses non désirées. Et lorsque malheureusement on a échoué dans notre mission, il faut qu’on se mette humblement en question. Ainsi on évitera de porter des jugements et tout simplement avec humanité, on accompagnera la femme. »

Comme un électrochoc, ces interrogations réactivent la mémoire.

Le libre choix de la maternité par les méthodes contraceptives et le droit à l’avortement sont en France un acquis récent.

Il nous arrive, dans nos jugements, de trop souvent oublier la situation des femmes avant la dépénalisation de l’avortement et l’évolution des mentalités des familles.

Placées aujourd’hui entre éthique et miséricorde que privilégions nous ?

http://www.lefaso.net/spip.php?article53797&rubrique4

Jacqueline

Commentaires

« Nous l’avons tuée… » Comment surmonter de tels drames ? En optant pour une éthique sociale généreuse, en faveur d’un accueil de la vie synonyme d’action de grâce, plutôt que pour la « morale » étriquée, individualiste et morbide du Planning familial. Changeons de regard, bâtissons de réelles structures d’accueil ! Et de nombreuses jeunes filles ne se sentiront plus « acculées à l’avortement ».

Toujours la même histoire... on parle d'éducation des femmes, de leur apporter un soutien psychologique, un accompagnement... mais les moeurs ne changent pas... nous ne faisons rien ou si peu! Osera-t-on un jour, parler de l'éducation des hommes, de leur implication et de leur responsabilité dans tous ces drames qu'ils "imposent" aux femmes? Les violeurs sont des criminels en puissance: à cause d'eux des femmes se retrouvent dans une voie sans issue où seul l'avortement semble être la solution pour essayer d'effacer et oublier l'agression. Résultat: une vie, un tout petit bout de vie, est supprimé, et une vie de femme est brisée, souvent pour le reste de ses jours. Donc, les violeurs commettent 2 meurtres: ce sont eux qui "tuent" la vie, qui avortent, et en même temps, ils tuent "psychologiquement" celle dont ils ont "possédé" le corps sans consentement et sans amour. Mais il y a pire, plus sournois que les violeurs... Il y a tous ces hommes, amants, officiels ou non, qui refusent d'assumer la responsabilité de leurs actes. Sous couvert d'un prétendu amour, ils jouissent, profitent, usent du corps et du coeur de celle qu'ils prétendent aimer... mais détournent les yeux quand ils se retrouvent devant le fait accompli... Une grossesse non désirée demeure "la faute" de la femme... l'homme n'y est donc toujours pour rien? Il me semble que le rôle de l'Eglise est de rappeler la responsabilité des hommes dans la volonté d'avorter des femmes: ce n'est pas une possibilité, c'est une évidence! Une évidence urgente et pressente!!! Le patriarcat écrase et opprime les femmes depuis trop longtemps. Partout dans le monde en Afrique ou ailleurs, l'Eglise devrait proclamer sa joie de voir une femme enceinte et inviter les hommes, le père de l'enfant comme les autres, à la respecter et la soutenir dans l'aventure "sacrée" qu'est le don de la vie. L'éducation des hommes me semblent être la seule voie devant tant de souffrances... mais comment faire pour faire bouger les mentalités????

Je voudrais revenir sur votre comparaison de départ entre la guerre et l'avortement.Certes on est parfois obligé de faire la guerre mais dans un guerre on se bat contre une personne remplie de haine , une personne qui nous veut du mal , une personne conscient du mal qu'il engendre autour de lui .Alors que dans l'avortement on tue un innocent ,un être tellement fragile qu'il n'est même pas capable de crier lorsqu'on lui ôte la vie . Alors excusez moi de vous dire que vos comparaisons sont vraiment déplacé. Si l'Afrique a du travail sur la planche dans tous les domaine de la santé et de l’éducation sexuelle évitez d'exalter la societe occidentale qui soit disant ne serait ^plus patriarcale. Rien qu'en France dans une société où les moyens de contraceptions sont presque gratuit le nombre d'avortement n'a pas diminué depuis la Loi Veil ,elle continue d’osciller autour de 200.000 chaque année. Serait-il cela que vous appelez progrès ? Si la société africaine baigne parfois dans une certaine hypocrisie oscilla entre la religion ,la culture et la modernité occidentale ,l'occident quant elle n'a plus honte de rien , c'est l'individualisme consumérisme hédoniste qui fait la Loi,chacun fait absolument ce qu'il veut tant qu'on n'a pas d'image de mort à la télé. Alors Oui dans une societe d'émotion et du spectacle comme la notre la victime c'est l'enfant à naitre qui ne peut pleurer devant la camera.Et dans une societe traditionnelle comme celle d'Afrique ,proche orient ou du golf c'est la femme qui est la victime .Alors apparemment entre l'enfant et la femme vous avez choisi la femme moi je choisi ni l'un ,ni l'autre car Jésus est mort pour toute âme.

pour répondre par oui ou non Miséricorde mais faut-il répondre ainsi? l'éthique est un choix moral qui prend en compte la loi bien sûr et aussi la situation pour un jugement en conscience éclairée! alors qui est éthique dans cette histoire dramatique ? le père qui fuit ..........et pourtant il faut bien être deux pour donner la vie !! la famille qui rejette la société qui exclue qui tue dans l'histoire tout d'abord l'enfant puis la mère ? en premier le père, la famille, la société alors à mon sens il n'y a pas de conflit entre l'éthique et la miséricorde il y a un acte criminel c'est de laisser une femme seule avec ce petit être en elle , de la laisser mourir de chagrin puis de lui ôter la vie pour non assistance à personne en danger! en France il n'y a pas si longtemps cela était courant non nous n'avons pas besoin d'invoquer la miséricorde pour justifier la non condamnation d'une femme quand tous l'ont condamnée ...........nous avons besoin de l'aider et de l'aimer! n'oublions jamais que le oui de Joseph fut décisif .......car sinon Marie était condamnée et le Christ dans le ventre de sa mère!!

Oui, Marie-Jeanne, vous avez raison, jamais je n'ai entendu l'Eglise rappeler aux hommes leur responsabilité devant le fait qu'un rapport non protégé mène au risque de provoquer une grossesse. C'est un travail d'éducation à faire dés le plus jeune âge; et qui n'est fait, ni par les autorités civiles (quelques heures par an dans les collèges)ni par les autorités religieuses ( du moins catholiques; car protestants et orthodoxes semblent plus rigoureux sur le sujet de la responsabilité) . Quant à celui qui parle d'hédonisme et d'individualisme dans le douloureux problème des interruptions de grossesse, je voudrais , en tant que travailleur social ayant pratiqué de nombreux entretiens préalables à une IVG, lui rappeler ceci: la première cause d'IVG chez les mineures est l'inceste. Oui. Et ce n'est pas prés de finir: une nièce a attiré mon attention sur le nombre de jeunes filles, parfois trés jeunes, qui demandent de l'aide sur les forums de discussion médicaux, parce que leur père, leur beau-père, leur grand'père, leur oncle, les oblige à des rapports , et qu'elles craignent d'être enceintes.Ces IVG ne représentent que la moitié des incestes, car beaucoup de jeunes filles sont si terrifiées par ce qui leur arrive qu'elles ne veulent pas y croire, et attendent qu'il soit trop tard. Ensuite viennent les viols; et ensuite la misère. S'il y a une guerre à faire, comme le disait l'Abbé Pierre, c'est à la misère! Que peut faire une mère de deux trois enfants dont le conjoint est au chômage et qui enchaÎne les petits boulots, si survient un accident de contraception? les aides apportées sont sans commune mesure avec le cout d'un enfant, et surtout, le fait qu'aucun employeur ne voudra plus embaucher une femme enceinte..Donc je ne vois pas en quoi quiconque cherche à jouir égoïstement de la vie là dedans!! Etre face à ces femmes vous met en face du réel, et non pas de théories abstraites.Ensuite, le Planning Familial, d'abord appelé "maternité heureuse" a fait un travail formidable d'accompagnement des femmes; et s'est efforçé de lutter pour que toutes les femmes aient accès à une contraception valable, et ainsi éviter les IVG. Je ne vois pas ce qui est morbide? Connaissez vous le Planning ? Que de jugements d'hommes bien à l'abri dans leur corps, sur les problématiques des femmes!

@Morvan, vous oubliez un problème fondamental. Comme le souligne la jeune Alizata Kouda, une fille qui voudra avorter, le fera et par n'importe quel prix. Au Burkina Faso, une fille enceinte risque le déshonneur et elle risque de se retrouver seule avec son enfant. Ce sont des milliers de jeunes filles qui chaque année meurent des conséquences de l'avortement clandestin, des morts qui sont vécus comme honteuses par la famille. Le véritable drame est là. C'est vrai qu'en France, il y a 200 000 avortements par an mais là aussi le regard social joue pour beaucoup. Une jeune mère sera mal vue en France, à propos d'elle on dira "quelle cruche, elle n'aura pas su se protéger". Elle restera une mère qui devra élever seul son enfant à un âge où elle n'a pas forcément la maturité pour. De plus, poursuivre des études ou trouver un emploi est très dur quand on est une jeune mère. Comment fera-t-elle pour garder son enfant? Quel homme voudra d'elle alors qu'elle a déjà un enfant? C'est toutes ces questions là auquel elle devra faire face. Tu parles de l'hédonisme des sociétés occidentales, je ferais juste remarquer que le pays au monde qui arrive à avoir le plus faible nombre d'IVG ce sont les Pays-Bas alors qu'ils ont une législation très libérale sur le sujet (avortement jusqu'à 24 semaines d’aménorrhée, ce qui peut fendre le cœur quand on voit ça). Croire qu'en interdisant l'avortement, on réglera le problème est illusoire. Comme le montre l'exemple du Burkina Faso, cela ne fait provoquer que des drames humains et faire le business des faiseurs d'ange. C'est cette raison-là qui avait poussé la France à adopter la loi Veil. @Dangessin, les structures d'accueil ne règlent pas le problème. Tu accueilles temporairement la jeune fille mais après tu fais quoi? Elle restera toujours seule avec son enfant.

Troublant le texte d'Alizata n'est-ce pas ? Peut-être pas pour les jeunes femmes, mais pour celles de ma génération qui ont côtoyé des femmes ayant eu recours à l'avortement clandestin ou lorsqu'elles en avaient les moyens allaient en Angleterre ou en Suisse se faire avorter, je n'ai pas peur de le dire, ce fut comme un tsunami de la mémoire. oui, il y a toujours eu des grossesses non désirées, des surprises du cycle qui sont des catastrophes, des amours passionnées qui se transforment en un débandade désordonnée des amants "officiels" ou "occasionnels" quand ce n'étaient pas les maris qui disaient " débrouille-toi, nous ne pouvons pas en avoir un autre". Oui, il y a toujours des viols, de monstrueux, et d'autres beaucoup plus familiaux, des pères qui violent leurs filles, etc... faut il laisser la jeune avec cette double peine, cette double détresse. Non bien sûr. En afrique, la jeune est livrée aux mains d'un faiseur de miracle, aujourd'hui en France elle a recours à une interruption de grossesse médicalement assistée , les dégats physiques ne sont plus ce qu'ils étaient; mais dans l'accompagnement qu'en est il ?

@ P.Morvan Je suis désolée de vous dire ça mais visiblement, vous n'avez rien compris! Vous ne parlez que des femmes qui avortent. Les hommes "n'avortent" pas selon vous? Vous dites aussi qu'il ne faut pas comparer la guerre et l'avortement car lorsqu'on fait la guerre, c'est contre quelqu'un qui a de la haine (il y aura peut-être à dire là-dessus mais ce n'est pas le sujet)... - Quand une femme est violée et demande un avortement: vous êtes vraiment sûr que c'est la femme qui commet un acte de violence? ou se contente d'elle d'essayer d'effacer un événement trop douloureux à assumer? - Quand une femme se retrouve obligée d'avorter parce que l'homme qu'elle aimait préfère s'enfuir plutôt que prendre ses responsabilités, qu'elle se retrouve abandonnée et démunie, vous pensez sérieusement qu'elle est la seule responsable? Et le père, sa réaction n'est-elle pas une forme de violence? - Quand une femme se retrouve devant un terrible choix imposé par son mari: soit tu te fais avorter parce que je ne veux pas de gosse et je reste, soit tu le gardes et je m'en vais, c'est lequel des deux, du père et de la mère qui est le plus fautif selon vous? (j'en ai connu, je vous garantie que ça existe! et en France!!!) - Quand une jeune fille se fait avorter en cachette parce qu'elle a peur d'être rejetée de sa famille, que ce soit en France ou beaucoup plus loin, c'est elle qui est coupable de violence ou la famille qui, sous le couvert de la religion et/ou de la morale, entraîne cette jeune fille dans ce geste désespéré? Je tiens à vous préciser que je suis contre l'avortement quand il est réduit à un acte banal et anodin. Oui, l'avortement est la mise à mort d'un tout petit qui ne demandait rien d'autre que de vivre. Mais, s'il vous plaît, ne minimisez pas la souffrance morale et la détresse des femmes qui se font avorter! En vous lisant, je suis obligée de vous dire que j'ai sentie une grande colère monter en moi. Pardonnez-moi de vous dire ça mais je vous trouve pitoyable!

P.Morvan Dans la Genèse Dieu dit "que la lumière soit..que la terre verdisse..que la terre produise des êtres vivants" mais il dit "FAISONS l'homme". Luc nous dit que l'ange propose à Marie "TU CONCEVRAS" et il ne la quitte qu'après son OUI réfléchi. La source de la vie c'est la volonté aimante et le oui réfléchi. "Vous dites "Alors que dans l’avortement on tue un innocent ,un être tellement fragile qu’il n’est même pas capable de crier lorsqu’on lui ôte la vie" et " la victime c’est l’enfant à naitre qui ne peut pleurer devant la camera." Des femmes le ressentent ainsi, elles peuvent surmonter leurs volontés et désirs violés, négligés, piétinés et c'est très bien. Pour d'autres vos propos sont lettres mortes, sentimentalisme à deux sous irréaliste, l'embryon qui leur est imposé n'est pas enfant,et c'est très bien qu'elles puissent avorter.Et NON ce n'est pas parce qu'elles n'ont honte de rien, qu'elles sont individualistes,hédonistes, consuméristes dans une société occidentale dépravée; Comprenez qu'ont été bafouées les règles divines,source de vie que sont la volonté aimante et le oui réfléchi, c'est ça la douleur insoutenable qui les fait crier, ce cri c'est l'avortement. C'est ce cri qui doit disparaitre, comme doit disparaitre la guerre.

oui toujours la même histoire P. Morvan non aujourd'hui en France on ne choisit pas la mère on laisse le père et la mère décider du possible car où est votre parole pour les pères! qu'il y ait des abus dans les demandes d'IVG cela est vrai parfois mais le plus souvent c'est un drame vécu seule par la femme je me souviens du dernier dialogue avec une femme ,elle avait subi son époux qui partait si elle le gardait et puis cet homme était-il complétement responsable.....il y avait eu une erreur de contraception cessons cette hypocrisie une IVG est toujours un drame par contre je n'ai pas beaucoup connu d'hommes bouleversés par cela dans ma carrière de gynéco mais j'ai vu beaucoup de femmes en larmes , j'en ai connues qui en sont mortes et puis vous savez que parfois on peut mourir en donnant la vie et autrefois c'était banal qui s'est insurgé pour ces morts de femmes

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