Les Béguines est le nom qui a été utilisé pour désigner ces communautés de femmes libres qui vivaient de façon semi-religieuse, à la fin du XIIème siècle, principalement en Europe de l’ouest. Elles menaient une vie spirituelle, mais sans jamais prononcer de vœux.

Carmen Chaumet, étudiante à la catho et membre du Comité de la Jupe, a partagé avec nojus ses recherches sur ces communautés. Elle nous a permis de découvrir leur diversité  et la liberté de leur spiritualité, qui sont une source très riche d’inspiration pour les femmes catholiques d’aujourd’hui.

A la fin du XIIème siècle et au début du XIIIème dans le nord de la France et ce qui deviendra la Belgique et les Pays-Bas se sont constituées des communautés de femmes libres souhaitant vivre une vie selon un idéal de pauvreté évangélique. Ces communautés se sont appelées « béguinages »

Beaucoup de ces femmes auraient peut-être souhaité rejoindre des communautés monastiques féminines mais n’y ont pas été acceptées : il fallait avoir un titre de noblesse et apporter une dot. En outre, les couvents étaient surchargés. Les guerres avaient décimé la population masculine et dans beaucoup de pays on comptait nettement plus de femmes que d’hommes.

On comptera jusqu’à 400 béguinages à Paris et 2000 dans la ville allemande de Cologne. D’autres se constitueront à Bruges, où l’on peut encore visiter cet ensemble de maisons individuelles.

Quelques clercs, notamment Robert de Sorbon,  théologien, soutiendront ces communautés. Le roi Louis IX aussi.
La vie quotidienne de ces femmes est faite de travail : tissage, soins aux malades, mais aussi rythmée par la prière.

Naturellement, l’institution ecclésiale ne voit pas toujours d’un bon œil ces communautés de femmes libres. Elles seront condamnées par le concile de Vienne en 1311. Tombées dans l’oubli, elles bénéficient aujourd’hui d’un regain d’intérêt de la part de nombreux chrétiens.

La conférence  a été suivie d’une prière commune avec un partage de l’évangile du jour.

Pour en savoir plus, un roman « La nuit des béguines » d’Aline Kiner, donne une idée de leur vie.